Gobos anti-éblouissants

P1070172

Sur la figure 1 on voit la projection de deux gobos.

Vous remarquez que dans celle de gauche la partie qui devrait être noire paraît grise, à tel point que vous pouvez aussi voir le bâton placé devant le gobo. Il peut sembler que « un peu de lumière » traverse les parties qui devraient être noires dans le gobo. En réalité ce n’est pas le cas. Le phénomène est en fait dû aux réflexions dites « en arrière », c’est-à-dire aux réflexions de la lumière sur la lentille comme le montre la figure 2.

RETOUR REFLECTONS

La lentille de chaque projecteur (à des degrés divers selon la qualité de la lentille elle-même ou mieux selon la qualité ou la présence d’un traitement antireflet sur la lentille), rejette un pourcentage (environ 1 à 4 %) de la lumière vers le gobo lui-même l’investit. Ce pourcentage de lumière retourne au gobo et est à nouveau réfléchi.

Ce que nous voyons comme gris est donc la lumière réfléchie par le gobo lui-même. Le bâton peut être vu car en ne réfléchissant pas la lumière, il apparaît plus noir.

Ce phénomène n’est pas apprécié par ceux qui utilisent des gobos, notamment pour les projections dans des environnements très sombres, car il montre non seulement le logo, mais aussi tout le halo du gobo. La figure 3 montre le même logo gravé sur un gobo traditionnel (à gauche) et sur un gobo GlossyDark (à droite)

P1070174
P1070173

On comprend que l’ampleur du phénomène dépend d’au moins 3 facteurs :

– Le type d’image reproduite sur le gobo qui détermine la quantité de lumière incidente sur la lentille

– La qualité du traitement antireflet de la lentille qui détermine la quantité de lumière qui « rebondit » sur le gobo

– Le coefficient de réflexion du revêtement des gobos.

Parmi ces facteurs, le seul sur lequel il est possible d’intervenir est clairement le coefficient de réflexion du gobo.

Goboservice déjà du salon de Francfort 2009 propose un type de revêtement à très faible coefficient de réflexion. De cette façon le phénomène est complètement annulé comme on peut le voir sur les gobos à droite des figures 1 et 3.

Il est clair que ce type de gobo ne peut pas être monté à l’envers, la face noire ou opaque doit toujours être tournée vers la lentille, jamais vers la lampe. Il est donc bon de préciser s’il faut faire une rétroprojection.

Publications similaires

  • Déformation de l’image

    La condition idéale pour projeter des images se produit lorsque la surface de projection est perpendiculaire au faisceau lumineux, même si cette condition ne peut pas toujours être obtenue pour diverses raisons. En fait, l’inclinaison du projecteur affecte la taille de l’image projetée, donc plus l’angle d’inclinaison est grand, plus l’effet indésirable est important. D’après…

  • Le lest

    Les lampes à décharge, utilisées dans les séries de projecteurs à gobos Golive et Golux, nécessitent une électronique auxiliaire, pour fournir les tensions d’allumage correctes et pour réguler le flux électrique à l’intérieur de l’ampoule pendant le fonctionnement, composé d’un ballast et d’un allumeur. L’allumeur démarre d’abord l’arc électrique, fournissant une impulsion haute tension (crête…

  • Les mesures de l’émission lumineuse

    Les sources lumineuses peuvent être regroupées en fonction des valeurs :

    – de la puissance d’absorption de l’énergie électrique : elle se quantifie en Watt (W). Toutefois, le voltage, même s’il est souvent utilisé par les fabricants pour décrire leurs propres projecteurs, indique uniquement la consommation d’énergie et il ne convient pas pour décrire les caractéristiques des projecteurs du point de vue de l’émission lumineuse. De plus, les Watts ne tiennent pas compte du fait que l’objectif de la lampe impactera de façon significative le faisceau projeté.

  • Le Ballast

    Les lampes à décharge, utilisées dans les gammes de gobo-projecteurs GoLive et GoLux, ont besoin d’un appareil électronique auxiliaire pour une tension d’allumage correcte , et pour réguler le flux électrique à l’intérieur du bulbe pendant le fonctionnement, constitué du ballast et de l’allumeur.

    L’allumeur fait démarrer initialement l’arc voltaïque, fournissant une impulsion haute tension (pic de 1 -5 kV) et le ballast agit comme régulateur/limiteur de courant à l’intérieur du circuit lorsque la lampe  fonctionne à plein régime.